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Depuis le 1é janvier 2007, les règles sont claires : « Pour participer à un CAI le meneur doit, endéans les 12 mois précédents l’inscription nominative du concours, avoir accompli 3 épreuves de dressage avec moins de 65 points de pénalité sur un total de 160 pendant un CAN 1 – 2 ou CAI ».
Ces règles ont été édictées par la Commission Nationale dans le but, louable, de n’envoyer sur les concours internationaux que les meneurs ayant déjà un niveau minimal en compétition.
A l’époque, cette règle a fait grincer quelques dents et plusieurs candidats se sont vus refuser leur inscription en CAI jusqu’à ce qu’ils satisfassent à ces nouvelles exigences.
Entretemps, cette règle a été quelque peu assouplie puisque, de 3 épreuves, ce nombre est passé – dans les faits – à 2.
Pourtant, à la lecture des résultats du CAI de Lisieux qui se déroulait ce week-end, les plus attentifs n’auront pas manqué de remarquer la participation, en catégorie 4 traits, de Jan Toye, meneur inconnu sur les terrains de concours. Et pour cause : Monsieur Toye n’a participé à aucun CAN depuis au moins 2006 !
Impossible donc qu’il satisfasse d’une quelconque façon aux critères énoncés ci-dessus ! Dès lors, pourquoi sa candidature a-t-elle été acceptée ? La commission était-elle en possession d’informations lui permettant de croire que Monsieur Toye méritait sa qualification ? On peut en douter au vu des piètres résultats de l’interressé à Lisieux (81,19 en dressage) !
Au delà du sentiment d’injustice que pourraient éprouver certains meneurs face à cette politique du « deux poids deux mesures », la commission n’a sans doute pas mesuré toutes les conséquences de sa décision.
Elle ouvre dès à présent la porte à la contestation en ayant créé ce que l’on appelle en langage juridique « un précédent ».
Nous avons posé la question séparément à un avocat et à un magistrat : « Qu’en serait-il si, se basant sur ce précédent, un meneur contestait en Justice la décision de la Commission de lui interdire une participation en Inter ? »
L’un et l’autre estiment que ce meneur aurait d’excellentes chances de se voir donner gain de cause, l’attitude de la commission ayant – de facto- abrogé la souveraineté de cette règle !
Michel PIROTTE
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