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Fort Dodge Santé Animale introduit en Europe le premier vaccin contre le virus du Nil occidental (VNO) dont un nouveau foyer vient d’être découvert dans le nord de l’Italie. Une vingtaine de chevaux seraient contaminés.
Le VNO est un arbovirus véhiculé par les moustiques, y compris par ceux du genre Culex, Aedes et Anophelès présents en Europe. Ce sont les oiseaux qui sont les réservoirs de ces virus. Les espèces sauvages participent certainement à la propagation de la maladie lors des migrations. Cette maladie entraîne une forte mortalité chez les oiseaux et peut être transmise aux mammifères, et donc à l’homme via les piqûres de moustiques.
Les chevaux sont un indicateur non négligeable de la présence du virus car ils peuvent présenter des symptômes visibles comme des affections neurologiques (encéphalites).
La période d’incubation est de 5 à 15 jours et le taux de mortalité des chevaux présentant une pathologie clinique atteindrait 40%.
Il n’y a aucun moyen de soigner le VNO. Certains chevaux peuvent survivre moyennant l’usage de moyens thérapeutiques agressifs qui n’excluent pas des dommages neurologiques permanents chez certains individus, rapporte la firme Fort Dodge.
Chez l’homme, le VNO ne provoque aucun symptômes dans 80% des cas, ou alors des symptômes qui ne sont pas spécifiques au virus. Dans certains cas rarissimes, des symptômes neurologiques graves peuvent se développer. Les êtres humains et les chevaux sont tous deux ce que l’on appelle des « culs de sac épidémiologiques » ce qui signifie que le virus ne peut pas être transmis du cheval au cheval ou du cheval à l’homme.
Fort Dodge a été la première société à concevoir un vaccin pour protéger les chevaux contre cette maladie et à le faire autoriser. Ce vaccin était le seul disponible sur le marché Américain au plus fort de l’épidémie du VNO qui a touché près de 15000 chevaux en 2002 aux Etats-Unis. Selon le ministère de l’Agriculture Américain, le vaccin a permis une baisse de 70% du nombre de chevaux atteints depuis le pic de l’épidémie. Le virus du Nil occidental est désormais considéré comme une maladie endémique dans toutes les régions d’Amérique du Nord.
D’après Helen Barnes, responsable du secteur équin au sein de l’Agence Européenne du Médicament (EMEA) pour Fort Dodge, cette maladie est un véritable défi, en particulier associée à des facteurs environnementaux comme le réchauffement climatique, qui offre aux moustiques des conditions de reproduction idéales.
Source : Sillon Belge
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