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Fin du suspens au Championnat du Monde d'attelage en Simple de Pratoni. L'Allemagne confirme la bonne santé de ses attelages. La suisse émerge sur la scène mondiale. Les Pays-bas et la France sont en léger recul. Rien de dramatique pourtant. C'est la loi du sport !L'heure, cependant est aux bilans.
Côté Belge, ce qui devait être la grande fête de la catégorie tourne à la déroute. Jamais, lors d'un championnat notre nation n'a été aussi bas. Dernière place en dressage, dernière place en maniabilité et avant-dernière place au classement par équipe ! Pire, l'un des nôtre s'est même vu interdire, après le dressage, la poursuite des épreuves.
Loin de nous l'idée de jeter la pierre aux meneurs. Ils ont mis tout leur coeur dans ces championnats, y ont consacré une énorme quantité de temps, sans parler de l'investissement financier, à la hauteur de l'évènement. A n'en pas douter, ils ont donné le meilleur d'eux-même !
Les causes de l'échec sont plus profondes. L'attelage se porte mal dans notre pays. L'an dernier déjà, à Kecskemet, nous n'avions pas été en mesure d'envoyer une équipe. Un seul de nos meneur en paire avait participé aux Championnats du Monde de la catégorie. Et que dire du Kentucky ou nous ne serons même pas représentés....
Ce n'est pas une question d'argent ! Des milliers d'euros ont été investis dans la préparation des attelages en simple qui ont même, pour la première fois, bénéficié d'un coach sur le concours. Je me suis même laissé murmurer à l'oreille que les meneurs y avaient tous été de leur poche pour s'assurer d'un suivi de qualité sur place. On a connu investissement plus rentable...
Depuis deux ans, la fédération semble engager la discipline sur une pente glissante, celle de la pensée unique. De toute évidence, cette façon quasi monothéiste de voir les choses ne fonctionne pas ! Toutes les catégories sont en recul, à l'exception des poneys qui, fait amusant, sont sans doute également les plus frondeurs....
La richesse, dit-on, vient de la diversité ! Et me revient à l'esprit cette phrase, attribuée, peut-être à tort, à Baucher : " une méthode médiocre appliquée avec passion donnera souvent de meilleurs résultats que la meilleure méthode du monde appliquée avec réticence"
Dans d'autres disciplines, dans de nombreux pays, avec de tels résultats, l'encadrement aurait beaucoup de soucis à se faire. On l'a vu, il n'y a pas si longtemps, lors de la dernière Coupe du Monde de football.....
Le temps de la remise en question est arrivé. C'est une question de survie !
"Qu'on me donne l'envie, chantait Johnny, l'envie d'avoir envie..." Puisse-t-on rapidement rendre l'envie à nos meneurs. Celle de s'adonner librement à leur passion. Et celle de la gagne !
Photo : Thorsten ZAREMBOWICZ par Hippoevent . Champion du Monde single 2010. Elève de Michaël Freund qui dresse à 35. Et des vérités qui jamais ne sont absolues ...
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